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Championnats de France Elite : une 3e journée salée

Un titre de champion de France Elite cela se mérite et la rade sud de Marseille a bien le sujet en tête en n’hésitant pas à mettre son grain de sel dans l’édition 2026. Après deux journées de Mistral, qui ont fortement limité le nombre de courses, la journée de samedi, un peu plus clémente, a permis de régater, mais elle a mis les équipages à rude épreuve. Au total, à la veille de la dernière journée, toutes les séries ont validé au moins une course. Une bonne nouvelle qui permet de dessiner une hiérarchie dans chacun des dix classements.

Si vendredi tous les équipages ont été logés à la même enseigne avec une journée marquée par des conditions trop extrêmes pour envoyer sur l’eau les marins, la journée de samedi n’a pas permis aux dix séries de valider le même nombre de courses. La bonne nouvelle, c’est que tout le monde a enfin couru. Partis tôt sur l’eau, les dériveurs solitaires femmes et hommes (ILCA 6 et 7) ainsi que les dériveurs doubles mixtes (470) ont fait du saute-mouton en raison des 27 nœuds de vent établis de nord-ouest. Après quatre courses dans chacune des trois séries, les régatiers étaient bien contents de trouver un bon plat de pâtes chaudes à leurs arrivées à terre.

Alexandre Kowalski, 1er en dériveur solitaire (ILCA 7) : « Aujourd'hui les conditions étaient soutenues, mais le bateau est maniable dans le vent fort, donc c’était contrôlable. Nous avons enchaîné les quatre courses du programme, c’était une grosse journée, mais le vent était stable et le comité a bien fait le travail. Pour moi, ça s’est super bien passé : trois victoires et une deuxième place derrière mon petit frère Martin. Être en concurrence avec lui, en course ça ne change rien, on est adversaires. Mais au quotidien, comme on s’entraîne ensemble à Brest et qu’on étudie dans la même école d'ingénieur, on se tire vers le haut en permanence. Constance, notre petite sœur est aussi engagée sur le championnat : les conditions étaient plus compliquées pour elle avec ce vent fort, mais elle se bat et cela fait partie de l’apprentissage. Le Championnat de France, c’est une étape clé pour ce début de saison, et défendre un titre, ça donne forcément une motivation supplémentaire. »

Marie Barrue, 2e en dériveur solitaire (ILCA 6) : « C’était une grosse journée, avec des conditions vraiment musclées. Pour la première fois de ma vie, j’ai fait quatre courses dans la même journée ! Les deux premières étaient raisonnables, la troisième un peu plus calme, on était même repassées sous les 25 nœuds… et puis la risée est rentrée très fort pour la quatrième.  J’ai dessalé juste après le départ et je suis restée coincée sous ma voile, donc la dernière course était difficile. Mais l’organisation était au top, avec des parcours en banane, ça s’est bien enchaîné. C'est une très bonne journée. Demain, ce sont les finales : avec Louise ».

Du côté des « boards », les kitefoileurs femmes et hommes (Formula Kite) sont partis une première fois dans la matinée pour valider deux courses. Lors de leur deuxième sortie, dans l’après-midi, ils ont complété leur tableau leur permettant de finir la journée avec un total de 6 courses. Entrés en course en début d’après-midi, les windsurfeurs femmes et hommes (iQFOiL), ont validé 5 courses en plus des trois qu’ils avaient validés le premier jour. Avec 8 courses validées chez les femmes et les hommes, les windsurfeurs ont le plus de courses à leur compteur.

Marion Couturie, 3e en planche à voile à foil (iQFOiL) : « On a enchaîné cinq courses aujourd’hui, et c’est vrai que c’est beaucoup. Chacune dure entre 15 et 20 minutes à très haute intensité. Il faut se rendre compte que sur l’eau, c’est vraiment super dur, très engagé physiquement. J’avais une revanche à prendre après ma mauvaise première journée dans le vent fort, je suis vraiment très contente d’avoir pu revenir dans le jeu, me faire plaisir et retrouver de vraies sensations de vitesse. Un titre de championne de France, pour moi, c’est important : c’est un bel accomplissement, une case à cocher dans une préparation olympique, une motivation qui m’anime et qui me ferait aussi beaucoup de bien au mental. »

Enfin, à la faveur d’une petite baisse de régime en fin d’après-midi, les dériveurs doubles femmes (49e FX) ont réussi à valider 2 courses alors que les hommes (49e) n’en ont disputé qu’une seule. Des conditions qui ont également permis aux catamarans mixtes (Nacra 17) d’enregistrer leur premier classement avant le coucher du soleil.

Une journée bien dense pour les compétiteurs qui ont bataillé sur l’eau, mais également pour le comité d’organisation qui a œuvré toute la journée pour profiter au mieux des opportunités offertes par d’une rade sud de Marseille salée.

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